Suite au feuillet "explicatif" reçu par la poste, je voudrais vous faire part de quelques réflexions personnelles à propos de son contenu.
Paragraphe 1 :
"Ces anciens chemins ne sont plus utilisés depuis des décennies" :
Je suppose que l'auteur de cette note , vu son potentiel financier, a dû poster une personne en permanence pour pouvoir affirmer sa constatation personnelle. Comment peut-il en être si sûr ?
" La conséquence évidente est que plus personne ne sait où ils se trouvent" :
A mon avis, ses recherches ont été de courtes durée !
Paragraphe 2 :
" Je me suis évertué à mettre en place des mesures conservatoires visant la protection des animaux" :
Doit-on comprendre par là que son garde-chasse interceptait et expulsait toute personne qui osait s'aventurer dans ce coin ? J'ai l'impression de me retrouver au cours d'histoire au chapitre traitant du moyen-âge.
" La conséquence immédiate est une abondance de gibier qui trouve refuge dans le domaine ...":
Quel gibier ? En tant que citoyen de la ville (d'Anvers), il ignore sans doute qu'une population de cervidés fait fuir les plus petits animaux. Je pense notamment aux chevreuils. Et il appelle cela "une mise en œuvres pour l'accueillir".
Paragraphe 3 :
" Cette abondance n'est pas sans danger pour les personnes ..." :
On reconnait bien là l'ignorance des citadins. Tout bon ardennais sait très bien qu'un animal n'est dangereux que si on le dérange ou l'attaque.
" Ces chemins n'existent que sur plan". :
"'exister que sur plan" signifie-t-il qu'ils n'existent plus, puisqu'ils existent encore ?
Paragraphe 4 :
"Je suis seul propriétaire riverain" :
de quel droit s'arroge-t-il la propriété de ces biens ? Il me semble que pour devenir propriétaire de cette manière, il faut en être le seul occupant pendant trente ans à titre gratuit et avec l'accord du propriétaire (donc la commune). Cette condition a-t-elle été respectée ? Il me semble aussi que cette procédure ne s'applique pas aux servitudes !
Paragraphe 7 :
"... à céder à la commune un droit de passage à perpétuité" :
Et après son décès, et si ce monsieur cède cette propriété à son entreprise. Et si ces bois sont revendus à une autre personne ? Qu'en adviendra-t-il ?
Pour terminer, on lit que cette "importante" personne veut devenir citoyen de Manhay. Libre à lui de le devenir. Mais sans doute n'a-t-elle pas compris que les Ardennes ne sont pas la ville d'Anvers et que ce n'est pas en faisant étalage de sa fortune et de sa (fausse) générosité (Charité bien ordonnée commence toujours pas soi-même), que l'on s'intègre dans un village. Bien au contraire.
Je terminerai en citant une phrase de la feuille d'information: " en vous remerciant d'avoir consacré quelques minutes de votre temps à me lire" et en vous réitérant tout mon soutien dans ce dossier,
Bien à vous,
BJF
Derniers commentaires